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Moncton et son Ballet offrent un excellent rendement
De temps en temps, la réputation de « volonté de faire » de la collectivité de Moncton se traduit par un concept commercial inédit qui renforce le dicton selon lequel tous vos rêves peuvent devenir réalité dans cette région. La décision de mettre sur pied une compagnie professionnelle de ballet de renommée mondiale à Moncton n’est peut-être pas le premier projet qui vient à l’esprit. Toutefois, vers la fin de 2006, un important promoteur immobilier annonçait que le Ballet-théâtre atlantique du Canada deviendrait l’occupant principal de l’ancien bâtiment rénové et modernisé du YMCA, situé au 68, rue Highfield, et qu’il deviendrait l’un des témoignages de croissance les plus inattendus et les plus discrets de Moncton. En 2007, le Ballet-théâtre atlantique du Canada sera l’occupant principal d’un bâtiment à usages multiples de 26 000 pieds carrés répartis sur trois étages, situé au cœur de Moncton, édifice que le YMCA a délaissé pour s’établir dans un autre plus moderne. À l’annonce de cette expansion commerciale artistique, les sourcils des gens se sont levés presque aussi hauts que les genoux des premiers danseurs pendant des spectacles de ballet professionnel présentés au Théâtre Capitol. La plus récente preuve de leurs compétences a été montrée juste avant le départ de la troupe de Moncton pour une tournée internationale de spectacles de ballet et de théâtre qui les mène du sud des États-Unis jusqu’en Europe. La présence d’une compagnie de ballet de renommée internationale établie à Moncton et constituée de danseurs professionnels qui se produisent sur des scènes partout dans le monde perdait lentement de son caractère de nouveauté au sein d’une ville d’histoires de réussites commerciales remarquables en matière d’industrie, de commerce et de logiciel d’information qui font la fierté de la ville. Ce sentiment a a été remplacé par une reconnaissance accrue de retombées économiques et sociales avantageuses de cette industrie et de ce commerce de nature culturelle insolite et de réputation mondiale originaire de Moncton. Il y a à peine six ans, plusieurs circonstances favorables et un esprit d’entreprise ont réunit les cofondateurs du Ballet, Susan Chalmers-Gauvin, une femme d’affaires de la région, une visionnaire et la mère d’une fille qui rêve de devenir danseuse, et Igor Dobrovolskyary, un chorégraphe audacieux, prometteur et danseur de ballet de formation européenne. Le fait que Mme Chalmers-Gauvin vivait à Moncton et que M. Dobrovolsky habitait à Kiev, en Ukraine, n’était qu’un petit détail qui a été facilement résolu lorsque la famille Dobrovolsky a immigré à Moncton. Dans les jours qui ont suivi la réunion à Moncton, les deux personnes en question ont créé le Ballet-théâtre atlantique du Canada, dans l’ancien Centre de l’Armée du Salut situé au 16, rue Church. L’ancien bâtiment historique, situé près de la rue Main, obtenait une nouvelle vocation quand Igor et ses danseurs professionnels nouvellement recrutés ont commencé à répéter leur premier spectacle de danse et à chercher des commanditaires corporatifs pour leur financement. L’appel aux commanditaires a été bien reçu et a permis de ramasser les premiers capitaux de lancement de 200 000 $ nécessaires à l’organisation des spectacles. En 2007, la compagnie de ballet régionale, désormais saisonnière et reconnue, déménagera dans ce qui peut être considéré comme le projet de rêve d’un architecte. Le promoteur et les architectes ont collaboré pour créer un nouvel espace à partir d’un bâtiment à plafonds élevés du début des années 1950 qui a échappé aux démolisseurs. Ils ont ajouté une devanture en panneaux de verre et de brique d’allure dramatique dotée de fenêtres panoramiques, une terrasse sur le toit et un atrium en verre flottant. Ces travaux de rénovation et de préservation ont lieu à l’une des intersections les plus achalandées du centre-ville. La compagnie de ballet, qui occupera 7 500 des 26 000 pieds carrés prêts pour un agrandissement, aura deux grands studios de danse qui comprennent des vestiaires et un bureau, un accès à la terrasse sur le toit et une vue de l’atrium. L’histoire de ce succès culturel exportable a vue le jour grâce à l’importation de talents et de techniques de danse classique et il constitue un modèle d’affaires exemplaire grâce à l’obtention de commanditaires corporatifs majeurs, incluant Grant Thorton LLP, Lounsbury Furniture et le regroupement des concessionnaires automobiles de Moncton. Voilà une autre preuve de la réputation de la volonté de faire de la collectivité de Moncton. En débutant sans capitaux de lancement et en travaillant en tant qu’équipe d’artistes professionnels qui veut offrir aux commanditaires corporatifs une solution pour renforcer leur propre message corporatif et leur marque par le soutien du développement du ballet à Moncton, Mme Chalmers-Gauvin et M. Dobrovolsky ont immédiatement obtenu le vote de confiance de sources privées et publiques nécessaire au respect de leur ambitieux budget dès la première année. Pour le prouver, ils ont offert des spectacles à guichets fermés au fil des ans à un public local reconnaissant au Théâtre Capitol de Moncton. Ils ont ensuite exporté leur expertise et présenté leurs spectacles de ballet classique renommés à des auditoires régionaux. De cette incursion réalisée en quelques années, la compagnie est devenue une entreprise d’exportation culturelle reconnue à l’échelle nationale et internationale. Plusieurs leçons peuvent être tirées du succès de la compagnie de ballet. La première est l’impact d’un commerce local qui cherche à faire sa marque et à se servir de ses exigences artistiques en matière d’espace pour que l’architecte local Jeff VanDommeien, de Architects Four Ltd., donne une nouvelle vocation inédite à un édifice patrimonial. Le potentiel de réaménager de manière spectaculaire un ancien bâtiment a permis à la compagnie d’utiliser l’espace de façon créative et d’attirer d’autres occupants dans cet édifice commercial à vocations multiples. L’autre leçon est celle d’entrepreneurs locaux qui investissent dans leurs projets mutuels et qui collaborent pour renforcer et stimuler davantage l’économie de Moncton sous la forme d’investissements dans les secteurs de l’immobilier et des arts du spectacle. Cet argument a été présenté récemment dans la revue Progress Magazine comme suit. « L’influence du Ballet-théâtre atlantique sur Moncton et la région dans son ensemble surpasse les avantages évidents de l’immigration ». La compagnie a permis de créer un nombre impressionnant de résultats positifs pour la communauté des Maritimes. Des gens d’affaires importants ont aidé au financement de la compagnie, ont participé au gala annuel et ont assisté à tous les spectacles. Les fonctionnaires locaux ont suivi de près le succès de la compagnie et reconnaissent Mme Chalmers-Gauvin comme étant une force motrice entrepreneuriale. L’environnement des danseurs ne compte plus que leurs admirateurs : on y retrouve également les écoliers du Canada atlantique, à qui ils offrent des cours et du soutien pendant leurs ateliers et résidences. Il arrive souvent que les gens de Moncton s’adressent aux magnifiques et gracieux danseurs dans la rue pour les remercier de leur contribution unique à la ville. Alors que la migration vers l’Ouest mine la croissance de la population dans l’est du Canada, la compagnie du Ballet-théâtre atlantique est en train de se bâtir une réputation internationale et attire de nombreux jeunes à venir visiter Moncton et leur école de danse.
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